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Saṁyutta Nikāya 3.19 Discours Connectés 3.19

2. Dutiyavagga 2. Sans Enfant

Paṭhamaaputtakasutta Sans Enfant (1er)

Sāvatthinidānaṁ. A Sāvatthī.

Atha kho rājā pasenadi kosalo divā divassa yena bhagavā tenupasaṅkami; upasaṅkamitvā bhagavantaṁ abhivādetvā ekamantaṁ nisīdi. Ekamantaṁ nisinnaṁ kho rājānaṁ pasenadiṁ kosalaṁ bhagavā etadavoca: Alors le roi Pasenadi de Kosala alla vers le Bouddha au milieu de la journée, s’inclina, et s’assit sur un côté. Le Bouddha lui dit,

“handa kuto nu tvaṁ, mahārāja, āgacchasi divā divassā”ti? « Alors, grand roi, d’où venez-vous au milieu de la journée ? »

“Idha, bhante, sāvatthiyaṁ seṭṭhi gahapati kālaṅkato. « Sire, ici à Sāvatthī, un financier propriétaire est décédé.

Tamahaṁ aputtakaṁ sāpateyyaṁ rājantepuraṁ atiharitvā āgacchāmi. Comme il est mort sans enfant, je suis venu après avoir transféré sa fortune au domaine royal.

Asīti, bhante, satasahassāni hiraññasseva, ko pana vādo rūpiyassa. Il y avait huit millions en pièces d’or, sans compter les pièces d’argent.

Tassa kho pana, bhante, seṭṭhissa gahapatissa evarūpo bhattabhogo ahosi—Et pourtant ce financier mangeait des repas de

kaṇājakaṁ bhuñjati bilaṅgadutiyaṁ. bouillie grossière au faux poivre noir.

Evarūpo vatthabhogo ahosi—Il portait des vêtements composés de

sāṇaṁ dhāreti tipakkhavasanaṁ. trois morceaux de chanvre brun.

Evarūpo yānabhogo ahosi—Il se déplaçait dans un véhicule qui était

jajjararathakena yāti paṇṇachattakena dhāriyamānenā”ti. une petite charette délabrée, tenant une feuille comme parasol. »

“Evametaṁ, mahārāja, evametaṁ, mahārāja. « C’est tellement vrai, grand roi ! C’est tellement vrai ! »

Asappuriso kho, mahārāja, uḷāre bhoge labhitvā nevattānaṁ sukheti pīṇeti, na mātāpitaro sukheti pīṇeti, na puttadāraṁ sukheti pīṇeti, na dāsakammakaraporise sukheti pīṇeti, na mittāmacce sukheti pīṇeti, na samaṇabrāhmaṇesu uddhaggikaṁ dakkhiṇaṁ patiṭṭhāpeti sovaggikaṁ sukhavipākaṁ saggasaṁvattanikaṁ. Quand une personne fausse a acquis une richesse notable, elle ne s’en sert pas pour se rendre heureuse et contente. Ni pour rendre leur mère et leur père, leurs conjoints et leurs enfants, leurs serviteurs, leurs ouvriers, et leur personnel, et leurs amis et leurs collègues heureux et contents. Et elle ne met pas en place une donation religieuse inspirante pour les ascètes et les brahmanes, qui conduit au ciel, mûrit dans le bonheur, et amène au ciel.

Tassa te bhoge evaṁ sammā aparibhuñjiyamāne rājāno vā haranti corā vā haranti aggi vā ḍahati udakaṁ vā vahati appiyā vā dāyādā haranti. Parce qu’ils n’ont pas fait bon usage de cette richesse, les dirigeants ou les bandits la prenne, ou le feu la consume, ou l’inondation l’emporte, ou des héritiers non aimés la prenne.

Evaṁsa te, mahārāja, bhogā sammā aparibhuñjiyamānā parikkhayaṁ gacchanti, no paribhogaṁ. Puisque cette richesse n’a pas été correctement employée, elle est gaspillée, non utilisée.

Seyyathāpi, mahārāja, amanussaṭṭhāne pokkharaṇī acchodakā sītodakā sātodakā setodakā supatitthā ramaṇīyā. Supposez qu’il y ait un étang de lotus dans une région inhabitée avec de l’eau claire, douce, fraiche, propre, avec les berges douces, ravissant.

Taṁ jano neva hareyya na piveyya na nahāyeyya na yathāpaccayaṁ vā kareyya. Mais les gens ne recueillent pas cette eau, ni ne la boivent, ni s’y baignent, ni ne l’utilisent pour un usage quelconque.

Evañhi taṁ, mahārāja, udakaṁ sammā aparibhuñjiyamānaṁ parikkhayaṁ gaccheyya, no paribhogaṁ. Puisque cette eau n’est pas correctement employée, elle est gaspillée, non utilisée.

Evameva kho, mahārāja, asappuriso uḷāre bhoge labhitvā nevattānaṁ sukheti pīṇeti, na mātāpitaro sukheti pīṇeti, na puttadāraṁ sukheti pīṇeti, na dāsakammakaraporise sukheti pīṇeti, na mittāmacce sukheti pīṇeti, na samaṇabrāhmaṇesu uddhaggikaṁ dakkhiṇaṁ patiṭṭhāpeti sovaggikaṁ sukhavipākaṁ saggasaṁvattanikaṁ. De la même façon, quand une personne fausse a acquis une richesse notable…

Tassa te bhoge evaṁ sammā aparibhuñjiyamāne rājāno vā haranti, corā vā haranti, aggi vā ḍahati, udakaṁ vā vahati, appiyā vā dāyādā haranti.

Evaṁsa te, mahārāja, bhogā sammā aparibhuñjiyamānā parikkhayaṁ gacchanti, no paribhogaṁ. elle est gaspillée, non utilisée.

Sappuriso ca kho, mahārāja, uḷāre bhoge labhitvā attānaṁ sukheti pīṇeti, mātāpitaro sukheti pīṇeti, puttadāraṁ sukheti pīṇeti, dāsakammakaraporise sukheti pīṇeti, mittāmacce sukheti pīṇeti, samaṇabrāhmaṇesu uddhaggikaṁ dakkhiṇaṁ patiṭṭhāpeti sovaggikaṁ sukhavipākaṁ saggasaṁvattanikaṁ. Quand une personne sincère a acquis une richesse notable, elle s’en sert pour se rendre heureuse et contente. Et pour rendre leur mère et leur père, leurs conjoints et leurs enfants, leurs serviteurs, leurs ouvriers, et leur personnel, et leurs amis et leurs collègues heureux et contents. Et elle met pas en place une donation religieuse inspirante pour les ascètes et les brahmanes, qui conduit au ciel, mûrit dans le bonheur, amène au ciel.

Tassa te bhoge evaṁ sammā paribhuñjiyamāne neva rājāno haranti, na corā haranti, na aggi ḍahati, na udakaṁ vahati, na appiyā dāyādā haranti. Parce qu’ils ont fait bon usage de cette richesse, les dirigeants ou les bandits ne la prenne pas, le feu ne la consume pas, l’inondation ne l’emporte pas, et des héritiers non aimés ne la prenne pas.

Evaṁsa te, mahārāja, bhogā sammā paribhuñjiyamānā paribhogaṁ gacchanti, no parikkhayaṁ. Puisque cette richesse est correctement employée, elle est utilisée, pas gaspillée.

Seyyathāpi, mahārāja, gāmassa vā nigamassa vā avidūre pokkharaṇī acchodakā sītodakā sātodakā setodakā supatitthā ramaṇīyā. Supposez qu’il y ait un étang de lotus pas très loin d’une ville ou d’un village avec de l’eau claire, douce, fraiche, propre, avec les berges douces, ravissant.

Tañca udakaṁ jano hareyyapi piveyyapi nahāyeyyapi yathāpaccayampi kareyya. Et les gens recueilleraient cette eau et la boiraient, et s’y baigneraient, et l’utiliseraient pour leur propre usage.

Evañhi taṁ, mahārāja, udakaṁ sammā paribhuñjiyamānaṁ paribhogaṁ gaccheyya, no parikkhayaṁ. Puisque cette eau est correctement employée, elle est utilisée, pas gaspillée.

Evameva kho, mahārāja, sappuriso uḷāre bhoge labhitvā attānaṁ sukheti pīṇeti, mātāpitaro sukheti pīṇeti, puttadāraṁ sukheti pīṇeti, dāsakammakaraporise sukheti pīṇeti, mittāmacce sukheti pīṇeti, samaṇabrāhmaṇesu uddhaggikaṁ dakkhiṇaṁ patiṭṭhāpeti sovaggikaṁ sukhavipākaṁ saggasaṁvattanikaṁ. De la même façon, quand une personne sincère a acquis une richesse notable…

Tassa te bhoge evaṁ sammā paribhuñjiyamāne neva rājāno haranti, na corā haranti, na aggi ḍahati, na udakaṁ vahati, na appiyā dāyādā haranti.

Evaṁsa te, mahārāja, bhogā sammā paribhuñjiyamānā paribhogaṁ gacchanti, no parikkhayan”ti. elle est utilisée, pas gaspillée.

“Amanussaṭṭhāne udakaṁva sītaṁ, Comme de l’eau fraiche dans une région inhabitée

Tadapeyyamānaṁ parisosameti; s’évapore quand elle n’est pas bue ;

Evaṁ dhanaṁ kāpuriso labhitvā, de la même façon quand un réprouvé  acquiert de la richesse,

Nevattanā bhuñjati no dadāti. il ne l’emploie ni pour lui-même ni pour l’offrir.

Dhīro ca viññū adhigamma bhoge, Quand une personne attentive et raisonnable acquiert de la richesse,

So bhuñjati kiccakaro ca hoti; elle l’emploie, en étant consciencieuse.

So ñātisaṅghaṁ nisabho bharitvā, Ce chef, ayant soutenu l’unité familiale,

Anindito saggamupeti ṭhānan”ti. irréprochable, monte au ciel. »
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