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Saṁyutta Nikāya 56.45 Les Discours Regroupés par Thèmes 56.45
5. Papātavagga 5. Une falaise
Vālasutta Un crin de cheval
Ekaṁ samayaṁ bhagavā vesāliyaṁ viharati mahāvane kūṭāgārasālāyaṁ. Un jour, le Fortuné séjournait près de Vessali, dans le grand bois, dans la salle (couverte d’un) toit pointu.
Atha kho āyasmā ānando pubbaṇhasamayaṁ nivāsetvā pattacīvaramādāya vesāliṁ piṇḍāya pāvisi. Ce matin-là, s’étant habillé et emportant ses robes et son bol, le vénérable Ānanda se rendit à Vésāli pour ses aumônes.
Addasā kho āyasmā ānando sambahule licchavikumārake santhāgāre upāsanaṁ karonte, dūratova sukhumena tāḷacchiggaḷena asanaṁ atipātente, poṅkhānupoṅkhaṁ avirādhitaṁ. Là, il vit un certain nombre de jeunes Licchavis pratiquant l’archerie dans la salle d’entraînement. Ils tiraient des flèches les unes après les autres, en visant de loin un petit trou de serrure, sans manquer leur cible.
Disvānassa etadahosi: En voyant cela, il pensa :
“sikkhitā vatime licchavikumārakā, susikkhitā vatime licchavikumārakā; “Ces jeunes Licchavis sont entraînés ! Ces jeunes Licchavis sont (même) bien entraînés !
yatra hi nāma dūratova sukhumena tāḷacchiggaḷena asanaṁ atipātessanti poṅkhānupoṅkhaṁ avirādhitan”ti. Ils tirent des flèches les unes après les autres, en visant de loin un petit trou de serrure, sans manquer leur cible !”
Atha kho āyasmā ānando vesāliṁ piṇḍāya caritvā pacchābhattaṁ piṇḍapātapaṭikkanto yena bhagavā tenupasaṅkami; upasaṅkamitvā bhagavantaṁ abhivādetvā ekamantaṁ nisīdi. Ekamantaṁ nisinno kho āyasmā ānando bhagavantaṁ etadavoca: Alors lorsque le vénérable Ānanda eut parcouru Vésāli pour ses aumônes, après son repas, il alla voir le Fortuné, lui rendit hommage, puis s’assit d’un côté. Une fois assis là, il raconta au Fortuné ce qu’il avait vu à Vésāli.
“idhāhaṁ, bhante, pubbaṇhasamayaṁ nivāsetvā pattacīvaramādāya vesāliṁ piṇḍāya pāvisiṁ. (raccourci de répétition)
Addasaṁ khvāhaṁ, bhante, sambahule licchavikumārake santhāgāre upāsanaṁ karonte dūratova sukhumena tāḷacchiggaḷena asanaṁ atipātente poṅkhānupoṅkhaṁ avirādhitaṁ.
Disvāna me etadahosi:
‘sikkhitā vatime licchavikumārakā, susikkhitā vatime licchavikumārakā;
yatra hi nāma dūratova sukhumena tāḷacchiggaḷena asanaṁ atipātessanti poṅkhānupoṅkhaṁ avirādhitan’”ti.
“Taṁ kiṁ maññasi, ānanda, « Qu’en penses-tu, Ānanda ?
katamaṁ nu kho dukkarataraṁ vā durabhisambhavataraṁ vā—Qu’est-ce qui est le plus difficile à faire ou le plus difficile à réussir :
yo dūratova sukhumena tāḷacchiggaḷena asanaṁ atipāteyya poṅkhānupoṅkhaṁ avirādhitaṁ, yo vā sattadhā bhinnassa vālassa koṭiyā koṭiṁ paṭivijjheyyā”ti? tirer des flèches les unes après les autres, en visant de loin un petit trou de serrure, sans manquer sa cible, ou bien percer la pointe d’un crin de cheval divisé en sept avec la pointe (d’une flèche) ?
“Etadeva, bhante, dukkaratarañceva durabhisambhavatarañca yo vā sattadhā bhinnassa vālassa koṭiyā koṭiṁ paṭivijjheyyā”ti. — Le plus difficile à faire, Bhanté, et le plus difficile à réussir est de percer la pointe d’un crin de cheval divisé en sept avec la pointe (d’une flèche).
“Atha kho, ānanda, duppaṭivijjhataraṁ paṭivijjhanti, ye ‘idaṁ dukkhan’ti yathābhūtaṁ paṭivijjhanti …pe… ‘ayaṁ dukkhanirodhagāminī paṭipadā’ti yathābhūtaṁ paṭivijjhanti. — Hé bien, Ānanda, ils percent ce qui est difficile à percer, ceux qui percent, tel que c’est réellement : “Voici le mal-être”, ceux qui percent, tel que c’est réellement : “Voici l’origine du mal-être”, ceux qui percent, tel que c’est réellement : “Voici la cessation du mal-être”, ceux qui percent, tel que c’est réellement : “Voici la voie menant à la cessation du mal-être”.
Tasmātihānanda, ‘idaṁ dukkhan’ti yogo karaṇīyo …pe… ‘ayaṁ dukkhanirodhagāminī paṭipadā’ti yogo karaṇīyo”ti. C’est pourquoi, Ānanda, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici le mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici l’origine du mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici la cessation du mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici la voie menant à la cessation du mal-être”. »
Pañcamaṁ.