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Saṁyutta Nikāya 56.47 Les Discours Regroupés par Thèmes 56.47

5. Papātavagga 5. Une falaise

Paṭhamachiggaḷayugasutta Dans l’encolure du joug

“Seyyathāpi, bhikkhave, puriso mahāsamudde ekacchiggaḷaṁ yugaṁ pakkhipeyya. Tatrāpissa kāṇo kacchapo. So vassasatassa vassasatassa accayena sakiṁ sakiṁ ummujjeyya. « Supposez, mendiants, qu’un homme jette un joug possédant une unique encolure dans le grand océan. Supposez qu’il y ait également une tortue de mer aveugle. Elle remonterait à la surface une fois tous les cent ans.

Taṁ kiṁ maññatha, bhikkhave, Qu’en pensez-vous, mendiants :

api nu kho kāṇo kacchapo vassasatassa vassasatassa accayena sakiṁ sakiṁ ummujjanto amusmiṁ ekacchiggaḷe yuge gīvaṁ paveseyyā”ti? est-ce que cette tortue de mer aveugle, remontant à la surface une fois tous les cent ans, passerait son cou dans l’unique encolure du joug ?

“Yadi nūna, bhante, kadāci karahaci dīghassa addhuno accayenā”ti. — Si elle y arrivait, Bhanté, ce ne serait qu’après un temps très long.

“Khippataraṁ kho so, bhikkhave, kāṇo kacchapo vassasatassa vassasatassa accayena sakiṁ sakiṁ ummujjanto amusmiṁ ekacchiggaḷe yuge gīvaṁ paveseyya, na tvevāhaṁ, bhikkhave, sakiṁ vinipātagatena bālena manussattaṁ vadāmi. — Mendiants, je déclare que cette tortue de mer aveugle, remontant à la surface une fois tous les cent ans, passerait son cou dans l’unique encolure du joug plus rapidement qu’un sot s’étant rendu dans un monde inférieur ne (retrouverait) l’état humain.

Taṁ kissa hetu? Et quelle en est la raison ?

Na hettha, bhikkhave, atthi dhammacariyā, samacariyā, kusalakiriyā, puññakiriyā. Parce que là, mendiants, il n’y a pas de conduite en accord avec le Dhamma, de conduite équilibrée, de réalisation de ce qui est avantageux ni de ce qui est méritoire.

Aññamaññakhādikā ettha, bhikkhave, vattati dubbalakhādikā. Là règne la dévoration des uns par les autres, la dévoration des faibles.

Taṁ kissa hetu? Et quelle en est la raison ?

Adiṭṭhattā, bhikkhave, catunnaṁ ariyasaccānaṁ. Parce qu’ils ne voient pas les quatre nobles vérités.

Katamesaṁ catunnaṁ? Et quelles sont ces quatre ?

Dukkhassa ariyasaccassa …pe… dukkhanirodhagāminiyā paṭipadāya ariyasaccassa. La noble vérité du mal-être, la noble vérité de l’origine du mal-être, la noble vérité de la cessation du mal-être, et la noble vérité de la voie menant à la cessation du mal-être.

Tasmātiha, bhikkhave, ‘idaṁ dukkhan’ti yogo karaṇīyo …pe… ‘ayaṁ dukkhanirodhagāminī paṭipadā’ti yogo karaṇīyo”ti. C’est pourquoi, mendiants, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici le mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici l’origine du mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici la cessation du mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici la voie menant à la cessation du mal-être”. »

Sattamaṁ.
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